L’entretien d’embauche :

« Ce que les recruteurs n’apprécient pas »

 

  • Accepter le poste en attendant l’âge de la retraite

– Considérer le poste comme une simple transition

– faut bien s’occuper un peu en attendant

– c’est mieux que rien

– se sera votre passe-temps en attendant…

– à pourvoir comme un sursis jusqu’à la retraite

Votre motivation est un atout majeur durant votre entretien et la fatalité face à votre situation vous desservira. Il est indispensable de montrer du ressort, de voir chaque entretien comme une nouvelle opportunité prometteuse.

 

  • Votre recruteur a pratiquement le même âge que vous :

–       Vous jouez la complicité, il est jeune comme vous !

–       Vous vous méfiez de lui après tout c’est un recruteur !

–       Vous essayez de l’impressionner pour lui en mettre plein la vue

–       Vous le sous estimez c’est qu’un jeune, il ne connait rien !

Si la personne qui  vous reçoit vous donne l’impression d’être « proche de vous » par son aspect physique, vestimentaire ou générationnel, n’oubliez pas qu’elle est aussi là pour vous évaluer parmi d’autres et que la connivence n’est pas de mise.

 

  • Se poser en victime, suite à plusieurs refus

– vous voulez lui faire part de votre parcours du combattant

– vous voulez le convaincre de ne pas faire la même erreur que les autres recruteurs

– vous avez besoin d’en parler avec quelqu’un

– il est votre dernier espoir !

Etre confrontée à un refus injustifié, ne pas voir le bout du tunnel…Si ces épreuves peuvent vous affaiblir, le recruteur ne doit pas en être le réceptacle. Le temps de l’entretien, il est important de vous montrer déterminée et prête à travailler.

 

  • Vous contenter et accepter n’importe quoi

– vous pensez qu’agir ainsi facilitera la vie du recruteur

– vous voulez monter votre modestie

– vous voulez montrer votre désarroi

– vous voulez rassurer le recruteur sur votre polyvalence

Faire des compromis ne signifie pas qu’il faille donner une image négative de soi, sans volonté ni estime, en oubliant ce que l’on souhaite ou qui l’on est. Mettre ses atouts en avant sera bien plus utile que d’exprimer la difficulté individuelle ou professionnelle dans laquelle vous vous trouvez.

  • Vanter vos diplômes qui datent de plusieurs années !

– vous voulez vous mettre en avant

– vous voulez vous affirmer

– vous voulez impressionner le recruteur

– vous chercher à rappeler qui vous êtes

C’est essentiellement votre expérience qui crée votre valeur ajoutée, et votre diplôme, s’il vous a permis en début de carrière d’obtenir des postes intéressants, n’a plus le même impact.

  • Prétendre que votre parcours est stable

– c’est votre façon de lui montrer que vous êtes unique

– c’est votre façon de mettre l’accent sur vos compétences

– c’est votre façon de montrer votre assurance

– c’est votre façon de la rassurer

Poser la problématique du « parcours atypique » risque de donner l’impression que vous cherchez à justifier vos compétences. Effectuer toute sa carrière dans la même structure n’est plus « la norme », les évolutions et les revirements de carrière sont communs et votre particularité se constitue de votre expérience et des compétences que vous avez acquises. Si votre recruteur trouve votre parcours atypique, c’est lui qui vous le dira !

 

  • Refuser le processus de recrutement classique, parce que vous êtes recommandé

– vous chercher à gagner du temps

– vous êtes sur de vous !

– vous voulez vous imposer

– vous vous montrez impatient et exigeant

Il est parfois difficile d’accepter de passer des tests, ou de remplir des dossiers, surtout si l’on a passé quelques entretiens infructueux. Néanmoins, la personne que vous rencontrez vous voit pour la première fois. Chaque entretien est une nouvelle occasion d’obtenir un travail et mérite un investissement total.

 

  • Parler sans cesse, rabâcher, radoter

– vous manquez de synthèse dans la présentation de son parcours

– vous avez peur de la réaction du recruteur

– vous meublez les silences du recruteur

– vous anticipez les questions du recruteur

Mettre en avant les compétences acquises en lien avec le poste à pourvoir, sans s’étendre sur l’historique des entreprises traversées.

 

  • Se centrer sur ce que l’on souhaite, pas ce qui est proposé

– vous confondez vos désirs avec les souhaits du recruteur

– vous ne parlez que de vos aspirations professionnelles

– vous n’avez même pas lu l’offre d’emploi

– vous avez trouvé la lumière allumée, vous êtes entré

Dans la lignée du « compromis », le titre et la rémunération sont à reconsidérer au profil de la pertinence des missions proposées. Il faut envisager de pouvoir perdre un peu de son niveau de salaire passé pour accéder à une fonction qui vous permettra, par la suite de pouvoir évoluer. Faire le deuil des « privilèges » liés à votre ancien poste vous permettra d’aborder le nouveau avec positivisme.